Recrudescence alarmante du banditisme urbain à Kinshasa : le cri d’alarme du député Éric Tshikuma, qui appelle à une réponse immédiate, coordonnée et durable

Kinshasa est confrontée à une montée inquiétante de l’insécurité urbaine : braquages, attaques à mains armées, enlèvements nocturnes, et la résurgence du phénomène Kuluna sèment la terreur dans la capitale. Face à cette situation critique, le député Éric Tshikuma ne reste pas silencieux. Il vient de saisir le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, pour exiger des mesures concrètes et efficaces afin de redonner confiance aux habitants.

Dans une correspondance datée du 9 août, l’élu de Kinshasa a formulé cinq recommandations essentielles. Il appelle à un renforcement immédiat des forces de police dans les quartiers vulnérables, à la mise en place de patrouilles nocturnes mixtes – associant forces de l’ordre et communauté – et à la mise en œuvre ciblée de l’opération Ndobo pour une riposte régulière et coordonnée. Il insiste également sur la nécessité d’auditer et de régulariser les parkings informels qui alimentent l’économie criminelle, ainsi que de lancer des enquêtes disciplinaires pour toute implication de policiers dans l’extorsion ou la criminalité.

Le député souligne plus encore que la situation exige une réponse « urgente, coordonnée et durable » de toute l’autorité gouvernementale. Selon lui, malgré le dévouement des forces de sécurité, celles-ci sont débordées, sous-équipées et parfois compromis par des pratiques inadmissibles telles que tracasseries et extorsions contre les citoyens innocents. La confiance entre la population et la police s’érode, fragilisant la sécurité et la stabilité sociale. Tout cela met à mal la liberté de circulation, sape le tissu social et compromet le développement local.

Le phénomène Kuluna, présent depuis des années dans la capitale, continue de prospérer malgré de multiples opérations policières. La réponse répressive, aussi essentielle soit-elle, semble insuffisante face à une jeunesse désœuvrée, souvent confrontée à la pauvreté et au chômage. L’opération « Ndobo » lancée pour l’éradiquer doit aller au-delà de la simple répression, pour s’attaquer aux causes profondes de cette violence urbaine.

Le président Félix-Antoine Tshisekedi lui-même a récemment crié l’alarme lors du Conseil des ministres, demandant de « durcir » la répression afin d’instaurer l’ordre et la sécurité dans la ville. La défiance et la peur s’intensifient, et il devient urgent que toutes les autorités se mobilisent pour sauver Kinshasa du chaos.

L’heure n’est plus à la passivité ou à la simple dénonciation. La population attend des actions concrètes et coordonnées, avant que cette spirale de violence ne devienne incontrôlable. La sécurité n’est pas une option, mais une nécessité fondamentale pour garantir la paix, la quiétude et l’avenir de notre capitale.

Michel Kasanga

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