La majorité parlementaire a tranché. Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, député de Walungu (Sud-Kivu) et ancien ministre d’État en charge de l’Industrie, a été désigné comme candidat unique de la plateforme Union Sacrée de la Nation (USN) pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale.
L’annonce a été faite, mercredi 29 octobre, par André Mbata, Secrétaire permanent de l’USN, à l’issue d’une réunion de concertation des forces politiques de la majorité.
Un consensus autour du chef de l’État
Selon André Mbata, cette désignation résulte d’un « consensus obtenu autour de l’autorité morale de la plateforme, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ». Il a précisé que les onze autres prétendants issus de la majorité ont été invités à se ranger derrière la candidature de Boji pour garantir l’unité au sein du camp présidentiel.
« Il s’agit d’un choix de raison et de stabilité institutionnelle », a souligné Mbata, appelant les députés de la majorité à une discipline de vote pour préserver la cohésion interne.
Boji promet rigueur et patriotisme
Face aux critiques, Aimé Boji Sangara se veut rassurant. En déposant officiellement sa candidature au Secrétariat permanent de l’USN, il a défendu son parcours et sa vision pour la chambre basse du Parlement.
« J’ai siégé ici pendant plus de treize ans, et j’apporte aussi une expérience de l’exécutif. Ces deux dimensions me placent dans de bonnes dispositions pour diriger efficacement l’Assemblée nationale », avait-il déclaré.
« Je travaillerai avec assiduité et patriotisme pour donner le meilleur de moi-même au service de notre chambre et de notre pays. »
Un scrutin attendu dans un contexte politique tendu
L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale interviendra dans les prochains jours, à la suite de la démission de Vital Kamerhe.
Le poste de rapporteur adjoint, resté vacant, reviendra quant à lui à l’opposition parlementaire, conformément à l’équilibre institutionnel établi.
En attendant, la session budgétaire de septembre tourne au ralenti, perturbée par les tractations politiques autour de cette succession. Une situation qui inquiète plusieurs observateurs, alors que le pays fait face à d’importants défis socio-économiques.
Avec cette désignation, l’Union Sacrée de la Nation joue une carte décisive : celle de la continuité et de la fidélité à la ligne présidentielle.
✍🏾Michel Kasanga

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