La députée nationale Dr. Isabelle Yumba, élue dans la province du Haut Lomami, a exprimé son profond choc et sa vive indignation suite aux événements tragiques survenus à Bukama, dans la région du Haut Lomami. Lors d’une déclaration forte, elle a dénoncé les violences inacceptables et arbitraires perpétrées par les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), lesquelles ont entraîné la mort de civils pacifiques et non armés dans cette localité. Elle lance un cri d’alarme au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, commandant suprême des forces armées, sollicitant son implication personnelle et sa clémence afin que justice soit rendue en faveur de la population du Haut Lomami, particulièrement celle de Bukama. Elle souligne que l’ennemi est ailleurs, et non à Bukama.

Une tragédie sous silence ou mal expliquée ?
Les forces de l’ordre ont affirmé que ces incidents seraient liés à des activités de groupes rebelles identifiés sous l’appellation « Maï-Maï Zoulou ». Cependant, la députée Yumba conteste fermement cette version officielle. Selon elle, les témoignages locaux et les observations sur place pointent vers une réalité bien différente : des habitants innocents, notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été arbitrairement arrêtés ou tués sans motif sérieux, ce qui soulève de nombreuses interrogations.
Bukama, ville historique du Haut Lomami, n’a pas connu d’activité de groupes armés depuis l’époque coloniale, à l’exception des FARDC elles-mêmes. La population, confrontée à des difficultés socio-économiques, n’a jamais formé de groupes armés pour revendiquer des droits ou prendre le pouvoir. La réaction disproportionnée de l’armée suscite donc des suspicions et jette un doute sur la version officielle.
Les questions qui hantent la population et les autorités
Dr. Isabelle Yumba s’interroge : Que s’est-il réellement passé à Bukama ? Pourquoi des civils innocents ont-ils été victimes d’une telle violence ? Pourquoi l’usage de la force a-t-il été si drastique face à une population désarmée ? Ces questions doivent recevoir des réponses claires et précises. La population, déjà fragile, attend des explications des autorités militaires et gouvernementales pour dissiper le mécontentement et restaurer la confiance.

Un appel urgent à la responsabilité et à la justice
Dans un message poignant, la présidente du caucus des élus de la province du Haut Lomami à la chambre basse du Parlement, l’honorable Dr. Isabelle Yumba, interpelle le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, ainsi que le ministre de la Défense : il est impératif que toutes les responsabilités soient établies, qu’une enquête approfondie soit menée, et que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles. La transparence et la vérité doivent prévaloir pour apaiser la colère populaire et prévenir de futures tragédies similaires.
Il en va de la crédibilité des institutions et de la paix sociale dans cette région du Congo. La population de Bukama, qui n’a jamais été sous le contrôle d’un groupe rebelle, ne peut accepter qu’on la considère désormais comme un théâtre d’affrontements ou d’actions militaires inappropriées. La vérité doit éclater, et les responsables doivent répondre de leurs actes.

Dr. Isabelle Yumba lance un cri de cœur, un appel à la justice et à la transparence dans cette région marquée par la douleur et l’incertitude. L’opinion nationale et internationale suit cette situation avec attention, dans l’espoir qu’une lumière soit faite et que la vérité, seule garante de la réconciliation, triomphe.
✍🏾 Michel Kasanga

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