Assemblée nationale : Conduit par la députée Dr Isabelle Yumba, le caucus des députés du Haut-Lomami échange avec le Président de la chambre basse Aimé Boji Sangara sur les événements tragiques de Bukama du 11 janvier 2026 et les inondations

La situation sécuritaire préoccupante à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, continue de susciter une vive émotion au sein de la représentation nationale. Après les violences meurtrières ayant coûté la vie à plusieurs civils non armés, les députés nationaux élus du Haut-Lomami, conduits par la présidente de leur caucus, l’honorable Dr Isabelle Yumba, ont été reçus par le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, afin de plaider pour la vérité, la justice et la réparation en faveur des victimes.

Profondément choquée par les événements survenus à Bukama le 11 janvier 2026, la députée nationale Dr Isabelle Yumba avait, dans une déclaration antérieure, dénoncé des violences arbitraires attribuées aux FARDC, ayant entraîné la mort de civils pacifiques, parmi lesquels des femmes, des enfants et des personnes âgées. Elle avait alors appelé le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, commandant suprême des forces armées, à une implication personnelle afin que justice et transparence soient rétablies, rappelant avec force que « l’ennemi est ailleurs, et non à Bukama ».

Lors de leur audience avec le Président de l’Assemblée nationale, les députés du Haut-Lomami ont formulé des revendications claires et urgentes, notamment :
• que justice soit rendue aux victimes des violences ;
• que les personnes détenues arbitrairement dans des cachots soient immédiatement libérées ;
• que les blessés et victimes nécessitant des soins bénéficient d’une prise en charge sanitaire par le gouvernement ;
• que les services habilités puissent prendre en charge la situation des inondations, afin de soulager les populations sinistrées.

Sensible à la gravité de la situation, le Président de la chambre basse du Parlement, Aimé Boji Sangara, a promis de s’investir personnellement afin que ces demandes trouvent un aboutissement concret, en impliquant les institutions compétentes et en veillant au respect des droits des citoyens affectés.

Pour les élus du Haut-Lomami, il en va non seulement de la dignité des victimes, mais aussi de la crédibilité des institutions républicaines et de la paix sociale dans cette région. La population de Bukama, qui n’a jamais vécu sous l’emprise d’un groupe rebelle, refuse d’être assimilée à un théâtre d’opérations militaires injustifiées.

La présidente du caucus, Dr Isabelle Yumba, réaffirme son appel à la responsabilité, à la vérité et à la transparence, estimant que seule une enquête approfondie et impartiale permettra d’apaiser les tensions, de restaurer la confiance entre l’État et la population, et d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

L’opinion nationale et internationale demeure attentive à l’évolution de ce dossier, dans l’espoir que la justice triomphe et que la vérité, socle de la réconciliation, soit enfin établie à Bukama.

✍🏾 Michel Kasanga

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