Assemblée nationale — Chute Mbombo à Kananga : après validation de la question orale du député Marcel Tshipepele par le Bureau d’études, le DG de l’ANSER attendu devant les élus

Le dossier de la centrale hydroélectrique de Mbombo, dans la province du Kasaï Central, revient sur la table de l’actualité parlementaire. Le Bureau d’études de l’Assemblée nationale a déclaré recevable la question orale avec débat initiée par le député national Marcel Tshipepele, élu de Kananga, adressée au Directeur général de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER).

Cette décision ouvre ainsi la voie à la convocation du DG de l’ANSER devant la plénière dans les prochains jours pour s’expliquer sur le blocage du projet énergétique de Mbombo, attendu depuis des années par les populations du Grand Kasaï.

Une initiative parlementaire qui dérange

Dans sa correspondance, le président ai de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Isaac Tshilumbayi, informe que la démarche du député Tshipepele remplit les critères légaux et sera inscrite au calendrier des travaux.

Au cœur de cette interpellation, une série de questions incisives et précises que le député juge essentielles pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « crise énergétique injustifiable » dans le Kasaï Central.

Les questions clés soulevées par Marcel Tshipepele

Le député pose plusieurs préoccupations majeures au DG de l’ANSER, parmi lesquelles :

  • Pourquoi les travaux de construction de la centrale de Mbombo sont-ils à l’arrêt, alors qu’ils avaient pourtant été lancés en grande pompe ?
  • Quel est le niveau réel de financement du projet à ce jour ? Où sont passés les fonds déjà décaissés ?
  • Quelles sont les difficultés techniques, financières ou administratives rencontrées dans l’exécution des travaux ?
  • Pourquoi le délai de livraison du projet n’a-t-il pas été respecté, alors que les populations locales attendent depuis des années ?
  • Où en est l’engagement du Chef de l’État, qui avait promis personnellement d’apporter une solution rapide au déficit énergétique du Kasaï Central ?
  • Pourquoi la province reste plongée dans le noir, alors que la RDC exporte l’électricité vers certains pays voisins ?
  • Quelles mesures urgentes l’ANSER entend-elle prendre pour relancer les travaux et tenir sa mission de service public ?

Une interpellation portée par la réalité du terrain

Lors de ses récentes vacances parlementaires, Marcel Tshipepele affirme avoir constaté personnellement l’abandon du chantier de Mbombo, laissé à l’abri du temps, sans machines ni ouvriers. Une situation qu’il qualifie de « mépris du droit au développement de la population du Kasaï Central ».

« On ne peut pas priver toute une province de l’électricité alors que l’État a débloqué des moyens. Il faut des explications et des responsabilités », insiste le député.

Un projet vital pour le développement régional

La centrale hydroélectrique de Mbombo devait être l’un des projets piliers du développement socio-économique de la région :

  • Approvisionnement en électricité de Kananga et environs
  • Relance des activités industrielles et artisanales
  • Amélioration de l’accès aux services sociaux : hôpitaux, écoles, universités
  • Réduction du coût énergétique et lutte contre la précarité énergétique

Son blocage prolongé alimente colère et sentiment d’abandon au sein de la population.

« Tout donner pour le Kasaï Central »

Connue pour son engagement en faveur de sa base électorale, Marcel Tshipepele réitère sa détermination :

« Nous irons jusqu’au bout. Les Kasaïens ont droit à la vérité et au développement. Mbombo ne tombera pas dans l’oubli. »

À l’Assemblée nationale, l’audition du DG de l’ANSER s’annonce donc houleuse et très attendue, tant les attentes sont grandes.

✍️ Michel Kasanga

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