À l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire de mars, le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a clarifié la position de la chambre basse du Parlement concernant l’éventualité d’un dialogue national en République démocratique du Congo.
Devant les députés réunis au Palais du Peuple à Kinshasa, le speaker de la chambre basse a affirmé que l’Assemblée nationale se dit disposée à accompagner une telle initiative, à condition qu’elle se tienne sur le sol congolais et sous l’autorité du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans son discours, Aimé Boji Sangara a insisté sur la nécessité d’aborder la question du dialogue avec prudence et responsabilité, dans un contexte marqué par des appels croissants de plusieurs acteurs politiques et sociaux en faveur d’une concertation nationale.

« Dans ce contexte, la perspective d’un dialogue national, évoquée par plusieurs acteurs de la vie politique et sociale, devra être examinée avec responsabilité et lucidité », a-t-il déclaré.
Pour le président de l’Assemblée nationale, un dialogue sincère doit avant tout servir l’intérêt supérieur de la nation et contribuer au renforcement de la cohésion nationale. Il a ainsi mis en garde contre toute tentative de détourner ce processus de ses objectifs fondamentaux.
« Tout dialogue national sincère doit avoir pour objectif de renforcer la cohésion nationale, de consolider nos institutions et de préserver l’unité de la République. Il ne saurait en aucun cas servir de blanchisserie ni d’opportunité pour fragiliser l’ordre constitutionnel établi et encore moins remettre en cause les acquis démocratiques de notre pays », a-t-il souligné.
Le speaker de la chambre basse a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de l’institution qu’il dirige à accompagner toute initiative de dialogue qui s’inscrirait dans ce cadre républicain.
« L’Assemblée nationale accompagnera volontiers toute initiative de dialogue sur le sol congolais engagée sous l’autorité du président de la République, chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, arbitre des institutions et garant de leur bon fonctionnement », a-t-il martelé.

À travers cette prise de position, Aimé Boji Sangara entend rappeler que tout processus de dialogue national doit avant tout viser la consolidation de la stabilité politique, le respect de l’ordre constitutionnel et la préservation des acquis démocratiques en République démocratique du Congo.
Michel Kasanga

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