À l’heure où l’Union sacrée de la Nation s’apprête à arbitrer l’une des batailles institutionnelles les plus stratégiques de cette législature, la succession au perchoir de l’Assemblée nationale, un nom revient avec insistance dans les couloirs du Palais du Peuple : le député national Singoma Mwanza. Pour certains députés, il incarne une nouvelle génération d’acteurs publics capables de replacer le mérite et la rigueur au centre de l’action politique. Pour d’autres, il représente cette « rare synthèse entre vision économique et responsabilité républicaine » dont a besoin la Chambre basse pour retrouver sa crédibilité.
Un parcours bâti avant la politique
Contrairement à nombre de figures de la scène nationale, Singoma Mwanza n’a pas commencé sa carrière sous les projecteurs politiques. Serial entrepreneur avant d’être élu, il fait partie de ces Congolais qui ont prouvé, par le travail et l’innovation, qu’il était possible de réussir sans dépendre de positions étatiques.
Bosseur méthodique, connu pour son sens de l’initiative, il a évolué dans le secteur privé où il a construit un réseau solide et une réputation d’homme pragmatique. Son entrée en politique n’a donc pas été une quête d’ascension personnelle, mais la continuité logique d’un engagement en faveur du développement local.
Un élu proche du terrain
Originaire du Sud-Kivu et élu de la circonscription de Nyiragongo (Nord-Kivu), il porte le profil d’un représentant équilibré, enraciné dans les réalités du pays profond, mais ouvert aux enjeux nationaux. Proche des communautés, attentif aux défis humanitaires et sécuritaires de l’Est, il s’est illustré par des plaidoyers constants sur la protection des civils, la reconstruction des zones en crise et la promotion du secteur privé comme moteur d’emploi.
Esprit rassembleur dans un Parlement fragmenté
Dans une Assemblée marquée par les recompositions politiques et les sensibilités régionales, Singoma Mwanza se distingue par une capacité rare à rassembler. Ses collègues louent son sens de l’écoute, sa modération et sa diplomatie. « Il sait construire des ponts là où d’autres construisent des murs », glisse un élu de l’Union sacrée.
Capable de dialoguer aussi bien avec la majorité qu’avec certaines voix critiques, il fait partie de ceux qui défendent une Assemblée nationale de rupture, tournée vers la production législative, le contrôle parlementaire effectif et l’obligation de rendre compte.
Un profil pour le perchoir ?
L’équation est encore ouverte, mais les arguments en faveur de sa candidature prennent de l’ampleur. Dans un contexte où l’opinion réclame un leadership crédible et moderne, où la coalition au pouvoir doit éviter la rupture interne, et où la RDC cherche un relais institutionnel stable, le profil de Singoma Mwanza apparaît comme une option stratégique.
Au sein de l’Union sacrée, plusieurs voix estiment que le choix du prochain président de l’Assemblée Nationale doit se faire sur base de critères objectifs : compétence, intégrité, équilibre régional, expérience managériale et vision nationale. À ce jeu, l’honorable Singoma coche de nombreuses cases.
« Le moment est venu de privilégier la raison et l’intérêt supérieur de la Nation », confie un parlementaire proche du dossier. « L’Assemblée a besoin d’un gestionnaire, pas d’un gladiateur. D’un bâtisseur, pas d’un calculateur ».
Un avenir institutionnel en perspective
Sans être dans la posture, Singoma Mwanza avance avec méthode, laissant ses partisans et son travail parler pour lui. Son ascension politique s’inscrit dans une logique de crédibilité et d’efficacité, à l’opposé des rivalités stériles.
Reste à savoir si la majorité parlementaire fera le choix de l’intelligence stratégique en s’ouvrant à une candidature qui pourrait conjuguer stabilité, réforme et leadership collectif. L’histoire politique congolaise étant faite d’imprévus, l’issue demeure incertaine. Mais une chose est sûre : le nom de Singoma Mwanza compte désormais parmi ceux qui pèsent dans la nouvelle architecture du pouvoir en RDC.
✍️ Michel Kasanga

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