RDC – Assemblée nationale : Willy Mishiki annonce sa candidature au perchoir et promet de « mettre fin à la guerre en trois mois »

Le député national Willy MISHIKI MUYANGE a officiellement déposé, ce vendredi 24 octobre, sa candidature au poste de Président de l’Assemblée nationale. Cette démarche intervient dans un contexte politique marqué par la recomposition des forces au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN) et la relance des discussions autour de la succession de Vital Kamerhe à la tête de la Chambre basse du Parlement.

S’exprimant après le dépôt de sa candidature, l’élu de Rutshuru a tenu un discours fort, aux accents patriotiques, qui a immédiatement retenu l’attention de la classe politique et de l’opinion nationale.

« Je salue la facilitation et le soutien de ma famille politique, l’Union Sacrée de la Nation. Je suis candidat avec la détermination ferme de servir la République. Une fois élu, je promets de mettre fin, dans un délai de trois mois, à la guerre qui ronge notre pays », a-t-il déclaré.

Selon Willy Mishiki, sa candidature est soutenue par le courant dit des Wazalendo, une mouvance politique et citoyenne qui revendique un engagement nationaliste face à l’agression que subit la RDC à l’Est du pays.

« Cette candidature, portée par les Wazalendo, réaffirme ma loyauté et ma fidélité au Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », a-t-il insisté, rappelant son alignement politique au sein de l’Union Sacrée.

Dans sa brève allocution, le député a également esquissé les grandes lignes de son projet pour l’Assemblée nationale, qu’il veut « restaurée » :

  • Réhabilitation de l’autorité institutionnelle de l’Assemblée nationale
  • Renforcement du contrôle parlementaire
  • Respect strict du droit et de la Constitution
  • Défense des intérêts stratégiques de l’État
  • Mobilisation nationale pour la défense de la patrie

Willy Mishiki estime que le Parlement doit jouer un rôle central dans la refondation de l’État et la sécurisation du pays :

« Je veux redonner à l’Assemblée nationale toute sa valeur institutionnelle et son autorité morale. Elle doit redevenir un véritable contre-pouvoir, moteur de l’État de droit et au service du peuple. »

Le candidat au perchoir affirme qu’il dispose d’un plan de sortie de crise sécuritaire dans l’Est, qu’il déploiera dès son accession à la présidence de la Chambre. Sans en dévoiler les détails, il promet de travailler étroitement avec les FARDC, le gouvernement et le commandement des opérations militaires.

« Mon arrivée à la présidence de l’Assemblée nationale marquera le début d’une nouvelle ère et la fin de la guerre à l’Est de notre pays », a-t-il conclu.

La candidature de Willy Mishiki intervient dans une compétition interne où plusieurs autres cadres de l’Union Sacrée ont également manifesté leurs ambitions. Son discours offensif et sa promesse de mettre fin rapidement à la guerre risquent de susciter débats et réactions au sein de la classe politique.

Michel Kasanga

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