Elu du territoire de Shabunda dans la Province du Sud-Kivu, Émile Sumaili Miseka, figure politique jeune engagée dans la recherche de solutions durables aux crises récurrentes de la République Démocratique du Congo (RDC), a récemment lancé un appel fort en faveur d’un dialogue national sincère entre Congolais. Selon lui, « il n’y aura pas de développement sans paix, pas de paix sans cohésion nationale, et pas de cohésion nationale sans un dialogue sincère entre Congolais ».
Cette déclaration, à la fois lucide et ambitieuse, intervient dans un contexte national marqué par des tensions persistantes à l’Est du pays, des fractures politiques internes, et une méfiance croissante entre diverses composantes de la société congolaise. Pour le Député Sumaili Miseka, il est temps de « briser les cloisons de la méfiance » et de créer un espace de parole véritablement inclusif.
La paix, condition première du développement
La RDC, riche en ressources naturelles, reste paradoxalement confrontée à une pauvreté structurelle, aggravée par des décennies de conflits armés et d’instabilité institutionnelle. « Le développement ne peut éclore dans un climat d’insécurité permanente », insiste l’ancien candidat Gouverneur de la Province du Sud-Kivu, soulignant que la reconstruction du tissu économique et social passe impérativement par la pacification des esprits et des territoires.
Cohésion nationale : l’élément manquant
L’échec des initiatives de réconciliation précédentes est, selon lui, dû à l’absence d’un véritable consensus national. « La cohésion nationale ne se décrète pas. Elle se construit sur la vérité, la justice et la volonté commune de tourner la page sans oublier les leçons du passé », affirme-t-il.
Un appel au sursaut patriotique
Dans un ton à la fois grave et rassembleur, Émile Sumaili Miseka en appelle à toutes les forces vives de la nation : partis politiques, société civile, diaspora, jeunes et femmes. « Il ne s’agit plus de savoir qui a tort ou raison, mais de comprendre que l’avenir du Congo dépend de notre capacité à nous parler avec sincérité, dans le respect des différences et pour l’intérêt supérieur de la Nation ».
Vers un dialogue de vérité ?
Cet appel relance le débat sur l’opportunité d’un nouveau dialogue national, non pas dicté par des intérêts partisans ou électoraux, mais fondé sur une volonté réelle de refonder le vivre-ensemble congolais. Il reste à savoir si la classe politique actuelle est prête à faire preuve de la maturité nécessaire pour répondre à cette exigence historique.
✍️ Michel Kasanga

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