Face à l’indignation nationale suscitée par l’affaire impliquant le Dr David Balanganayi, l’honorable Isabelle Yumba Kalenga, députée nationale et professionnelle de santé, est montée au créneau pour exiger une réponse à la hauteur de la gravité des faits. Dans une communication ferme et structurée, elle a articulé une série de recommandations et de sanctions à plusieurs niveaux, tout en s’inscrivant dans une dynamique de défense de la dignité humaine, de l’éthique médicale et du respect des institutions de la République.
Dès l’entame, la députée a replacé le débat sur le terrain des principes fondamentaux, rappelant que la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment en ses articles 14, 15 et 16, impose à l’État de protéger la femme, de garantir son intégrité et de préserver la dignité humaine. À ce titre, elle a insisté sur le fait que cette affaire ne saurait être réduite à une simple controverse médiatique, tant elle touche aux fondements mêmes de l’État de droit.
S’appuyant également sur les préoccupations exprimées par plusieurs voix, Dr Isabelle Yumba Kalenga a dénoncé toute tentative d’instrumentalisation des institutions, en particulier à travers les propos attribués au Dr Balanganayi évoquant une prétendue intervention venue du sommet de l’État. Elle a rappelé que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, demeure un défenseur de l’indépendance de la justice et un acteur engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes, et que son nom ne saurait être associé à des allégations non établies.
Sur le fond du dossier, la députée et médecin a exprimé une profonde indignation face aux faits rapportés, qualifiés par certains professionnels de santé de « barbarie obstétricale et sexiste ». Elle a rappelé avec gravité que la diffusion d’images montrant une femme en situation de vulnérabilité extrême, dans une salle d’accouchement, constitue une atteinte intolérable à la vie privée, à l’intégrité physique et à la dignité humaine, pouvant s’apparenter à des traitements inhumains et dégradants au regard du droit national et international.
Dans ce contexte, l’honorable Dr Isabelle Yumba Kalenga a décliné une série de mesures concrètes et graduées :
Au plan administratif, elle a jugé insuffisante la suspension de trois mois infligée au médecin incriminé. Elle a plaidé pour une sanction disciplinaire exemplaire, pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive du système de santé publique, après une procédure régulière d’audition et d’évaluation.
Au plan pénal, elle a appelé à une implication totale du ministère public afin de se saisir du dossier au vu des dernières déclarations du Dr David Balanganayi aux fidèles de son église, estimant que la gravité des faits et des propos tenus exige que le mis en cause réponde de ses actes devant les juridictions compétentes, dans le strict respect des principes de l’État de droit.
Au niveau de l’Ordre des médecins, la procédure étant déjà en cours, elle reste vigilante et en attente d’une sanction exemplaire, rappelant que cette instance est garante de l’éthique et de la déontologie médicales. Elle a ainsi recommandé, dans le cadre de cette procédure disciplinaire, au regard des éléments disponibles, la radiation pure et simple du tableau de l’Ordre.
Par ailleurs, la députée a tenu à rétablir certains faits essentiels, affirmant que la patiente concernée n’aurait jamais refusé les soins, mais aurait simplement sollicité une anesthésie préalable, ce qui constitue une exigence médicale légitime. Elle a dénoncé avec fermeté tout comportement contraire aux standards professionnels, qualifiant de profondément inacceptable toute négligence ou attitude dégradante dans la prise en charge d’une patiente.
Au-delà des sanctions, Dr Isabelle Yumba Kalenga a lancé un appel à une mobilisation institutionnelle globale. Elle a notamment insisté sur la nécessité pour les autorités compétentes de faire toute la lumière sur cette affaire, d’établir les responsabilités et de restaurer la confiance de la population, en particulier des femmes, envers le système de santé et la justice.
Elle a également salué l’implication de la Première Dame dans la prise en charge de la victime, y voyant un signal fort de la volonté des plus hautes autorités de ne tolérer aucune forme de violence ou d’atteinte à la dignité humaine.
En conclusion, l’honorable Dr Isabelle Yumba Kalenga a réaffirmé que cette affaire constitue un test majeur pour la crédibilité des institutions congolaises. « La dignité des femmes, l’éthique médicale, la sérénité de la justice et l’honneur de la République ne sont pas négociables », a-t-elle martelé, appelant à des décisions fortes, justes et exemplaires afin que la vérité triomphe et que de tels actes ne puissent plus jamais se reproduire.
Michel Kasanga

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