Indignation et condamnation ferme de l’honorable Dr Isabelle Yumba Kalenga face aux propos outrageants, injurieux et dégradants visant les femmes en général et la Première ministre Judith Suminwa

Une vive onde d’indignation traverse la classe politique congolaise, portée avec force par l’honorable Dr Isabelle Yumba Kalenga, à la suite des propos outrageants, injurieux et profondément dégradants tenus par un individu se faisant appeler « Dinosaure » à l’endroit des femmes congolaise en général et de Son Excellence Madame la Première ministre Judith Suminwa.

Dans une déclaration ferme et sans équivoque, l’élue dénonce un dérapage grave qui ne saurait être toléré dans un État de droit. « Ces propos ne relèvent ni du débat démocratique, ni de la liberté d’expression. Ils constituent une attaque frontale contre la dignité de la femme, une insulte aux institutions de la République et une dérive inacceptable du discours public », a-t-elle martelé.

Au-delà de la personne de la Première ministre, l’honorable Dr Isabelle Yumba Kalenga souligne que ces attaques portent atteinte à toutes les femmes congolaises, en particulier celles qui assument des responsabilités publiques. Elle y voit une manifestation persistante d’une culture de mépris et de violence verbale à l’égard des femmes, qu’il convient de combattre avec la plus grande fermeté.

S’appuyant sur les fondements juridiques de la République, elle rappelle que la Constitution congolaise garantit l’égalité en dignité de tous les citoyens, protège la personne humaine et encadre strictement la liberté d’expression. À cela s’ajoute la loi n°15/013 du 1er août 2015 sur les droits de la femme et la parité, qui impose aux pouvoirs publics de lutter contre toute forme de discrimination et d’atteinte à la dignité féminine.

Face à la gravité des faits, l’honorable formule une série de recommandations fortes. Elle appelle le gouvernement congolais à agir avec détermination afin que l’auteur de ces propos, connu pour ses récidives dans ce type de dérives, soit sévèrement sanctionné. Elle insiste sur le fait que, même si ce dernier ne réside pas sur le territoire national, les mécanismes de coopération internationale doivent être activés. « Grâce aux relations diplomatiques renforcées, notamment avec les États-Unis, il est tout à fait possible d’envisager son extradition afin qu’il réponde de ses actes devant la justice congolaise », a-t-elle déclaré.

Dans la même logique, elle recommande à la justice congolaise de se saisir sans délai de cette affaire, en s’appuyant sur les dispositions constitutionnelles et les lois réprimant les injures publiques. Elle évoque également la possibilité de recourir aux mécanismes d’alerte internationale, notamment via Interpol, pour localiser, interpeller et traduire en justice l’auteur présumé de ces propos.

L’honorable Dr Isabelle Yumba Kalenga s’indigne d’autant plus que l’individu en question se présente comme communicateur du Président de la République, Félix Tshisekedi. Une posture qu’elle juge incompatible avec de tels écarts de langage, estimant qu’elle jette un discrédit grave sur la fonction et les valeurs républicaines.

Dans un appel solennel, elle invite le Chef de l’État, reconnu comme champion de la masculinité positive, à s’impliquer personnellement dans ce dossier. « Il est impératif que des signaux forts soient envoyés. L’honneur et la dignité des femmes congolaises ne peuvent être bafoués impunément. Une réponse exemplaire s’impose », a-t-elle insisté.

Enfin, elle met en garde contre toute tentative de banalisation de tels actes, rappelant que le silence ou l’inaction constitueraient une forme de complicité. Pour elle, la République démocratique du Congo ne peut se permettre de tolérer que l’espace public devienne un terrain d’injures, d’humiliation et de dégradation de la femme.

À travers cette prise de position, l’honorable Dr Isabelle Yumba Kalenga réaffirme son engagement indéfectible pour la défense des droits des femmes, le respect des institutions et la consolidation d’un État de droit fondé sur la dignité, la responsabilité et la justice.

Michel Kasanga

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